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ABIOME soutient les méthodes d'entretien respectueuses

de la biodiversité

L'effet de l'arrêt temporaire des tontes pour la protection des orchidées indigènes

En 2019, en accord avec la Responsable d'un centre de recherche, des zones d’intérêts floristiques ont été matérialisées dans les espaces verts, afin de favoriser le développement des orchidées présentes en supprimant les tontes de mai à fin juillet.

Ces zones avaient été choisies en bordure d’allée afin de faciliter le travail des jardiniers. Elles étaient matérialisées par des bambous, facilement mis en place et retirés. Des panneaux explicatifs complétaient le dispositif, présentant la plante protégée à différents stades de développement, afin que chacun puisse comprendre la raison de cette zone protégée, et suivre le développement des plantes.

Cette opération n’a été réalisée que partiellement au printemps 2020 à cause du confinement sanitaire. Aussi certaines orchidées, des Ophrys, ont été tondues précocement par rapport à leur développement biologique. Cela a entrainé un noircissement et une disparition de leur rosette de feuilles, avant même la période de floraison.

D’autres orchidées plus tardives, les Platanthera chlorantha, ont pu bénéficier de la matérialisation post-confinement des zones de protection, et ont fleuri normalement. Le décompte des plantes a pu être fait comme chaque année.

En première analyse, le nombre de pieds au stade fleuri a très fortement progressé (graphe pour la zone 1).

graphe pour la zone 1

 Résultat très intéressant, mais qu’il faut analyser en considérant la biologie de ces plantes. Elles mettent plusieurs années à fleurir. Cette augmentation du nombre de pieds fleuris en 2020 n’est donc pas le résultat de l’opération de protection de l’année précédente, mais plutôt soit de l’effet de traitements favorables antérieurs, soit d’une année exceptionnelle pour ces plantes. En effet, ces plantes sont très sensibles aux conditions météorologiques

Un élément de réponse peut être amené par le décompte du nombre de pieds de cette espèce dans une zone 2 tondue régulièrement, n’ayant pas fait l’objet d’une protection particulière. Une diminution du nombre de plantes fleuries a au contraire été observée. Aussi, nous pouvons émettre l’hypothèse que la forte augmentation en 2020 du nombre de pieds dans la zone 1 n’est pas un effet année, qui aurait dû entrainer une diminution du nombre de pieds en 2020 dans la zone 1 tout comme dans la zone 2, mais bien le résultat d’un autre effet.

graphe pour la zone 2

Depuis plusieurs années, l’ancien jardinier du site protégeait les orchidées de la zone 1, en supprimant les tontes durant la période printanière. Ce sont bien les résultats de son travail que nous observons maintenant, et nous l’en remercions. Cette progression devrait se confirmer en poursuivant un régime de tontes adaptées.

Crédits photos : Caroline IDIR

Biodiversité - bord de route - espèces rares - confinement

Nos concitoyens ont fortement apprécié et bénéficié durant la période de confinement d’une nouvelle biodiversité à proximité de leur domicile, révélée par la suspension des tontes et fauchages des espaces verts, bords de routes et bas-côtés de nos communes.

Crédits photos : DR

Crédits photos : DR

Si la présence de nombreuses plantes fleuries a été remarquée, le développement naturel de la végétation printanière a également favorisé la faune associée, insectes, reptiles ou d’autres vertébrés comme les oiseaux ou des mammifères. Le bénéfice fut d'autant plus important que cet arrêt de l’entretien des espaces verts a eu lieu à une période optimale pour le développement des plantes et des animaux et leur reproduction.

Cela a contribué à ralentir l’érosion de la biodiversité observée, avec parfois l’apparition d’espèces rares et menacées insoupçonnées.

La question se posait alors de l’impact potentiel de la reprise des actions d’entretien habituelles sur notre nouvel environnement.

Crédits photos : DR

Aussi, nous avons mené des actions auprès de mairies afin de les sensibiliser à l’impact potentiel de la reprise de l’entretien sur le maintien de cet environnement, en cette période de questionnement actuel de la société sur notre mode de vie et son impact sur l’environnement.

Crédits photos : DR

Il est tout à fait possible de maintenir une biodiversité de proximité appréciée, tout en respectant le besoin d’entretien des espaces. Vous pouvez aussi réaliser une telle action dans votre commune, et nous sommes à votre disposition pour toute information ou échange que vous pourriez souhaiter.